Le 31 août 2026

Depuis que je suis élue députée, je mesure l’attente du corps enseignant et des parents d’élèves pour une reconnaissance concrète et matérielle, qui améliore les conditions de travail et, ce faisant, les conditions de réussite des élèves.

Cette rentrée ne fait pas exception. Je pense aux 25 enseignants admis sur liste complémentaire au CRPE qui, à trois jours de la pré-rentrée, n’ont toujours aucune affectation ni nouvelle du rectorat. Je pense à toutes celles et ceux qui ont dû préparer cette rentrée dans des conditions dégradées en raison de la cyberattaque ayant touché le ministère de l’Éducation nationale. Nous devons être capables de mieux protéger les outils et les données numériques devenus indispensables au fonctionnement de notre service public.

Fermetures de classes, réduction des dotations horaires, manque d’AESH, difficultés à assurer une école réellement inclusive, aggravation des inégalités, perte de pouvoir d’achat des enseignants, injonctions contradictoires : ce n’est pas normal. La dégradation du service public d’éducation n’est pas une fatalité, pas plus que l’échec scolaire. Ce sont les conséquences de choix politiques.

Faire mieux, c’est aussi donner aux collectivités territoriales les moyens de rénover les écoles et de les adapter au changement climatique. Les fortes chaleurs vécues en classe vont se répéter et s’amplifier. Il n’est pas acceptable d’enseigner dans des salles à plus de 30, voire 35 degrés, ni que des enseignants soient contraints d’apporter leurs propres ventilateurs. Faire mieux c’est aussi agir contre la précarité par la mise en place de la cantine et des fournitures scolaires gratuites comme cela est mis en place dans les villes insoumises, à Saint-Denis ou encore Roubaix. 

À l’approche du débat budgétaire, je continuerai, avec mon groupe parlementaire de La France insoumise, à défendre les moyens nécessaires à l’Éducation nationale.

Nous ne pourrons pas faire mieux pour nos enfants sans faire mieux pour les professionnels de l’éducation.