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Mardi 19 mai, nous avons remis les conclusions de notre rapport de la mission flash et nos recommandations sur l’affaire des laits infantiles contaminés.

La crise des laits infantiles contaminés par la toxine céréulide m’a particulièrement alertée, à la fois en tant que mère et en tant que députée.

Alors que la contamination est détectée le 10 décembre 2025, certains rappels de laits infantiles n’ont lieu que le 5 février 2026. Pratiquement 2 mois plus tard, pendant lesquels des nourrissons ont pu consommer quotidiennement un lait contaminé.

Dès que les industriels ont su que la contamination venait de l’huile d’ARA en provenance du fournisseur chinois, le principe de précaution n’aurait-il pas imposé de rappeler d’emblée tous les lots qui contenaient cette huile, sans attendre les résultats des tests ?

La loi précise que s’il y a suspicion d’une contamination alimentaire d’un produit importé ou fabriqué il faut immédiatement prévenir les autorités. Dans le cas de la contamination des laits infantiles, ce n’est pas ce qui a été fait.

La communication évolutive et parfois confuse a été angoissante pour les familles, ce qui a pu alimenter l’idée que les autorités cherchaient à minimiser la situation. Nous devons impérativement tirer les enseignements de cette crise pour prévenir des catastrophes futures.