L’association Asalée s’est déclarée en cessation de paiement le 5 mars dernier, et n’est plus en mesure de verser les salaires de ses 2 000 infirmières salariées depuis maintenant 2 mois.
Il en résulte une situation intenable d’une part, mais aussi la probable suspension de la continuité du service de santé publique. Sans moyens, les infirmières Asalée ne pourront bientôt plus payer l’essence qui leur permet de se rendre chez les patients suivis, et devront cesser leurs activités professionnelles. Les infirmières Asalée participent tous les jours à la diminution de nos dépenses de sécurité sociale via leurs activités de prévention et d’éducation thérapeutique. Il est inconcevable de les laisser dans la situation qui est la leur aujourd’hui, et pire, d’amener à leur disparition.
Sans Asalée, des milliers de personnes se retrouvent isolées et privées de soins, allant à l’encontre totale de notre vision partagée du système de santé français.

