Hier soir, j’étais à des vœux. J’ai relevé un point de désaccord profond dans le discours du président de l’EPCI. Pour lui, les parlementaires devraient obligatoirement avoir une expérience d’élu local, selon lui, cela permettrait d’avoir plus de compétences et ainsi de mener des meilleures politiques.
Pourtant, cela ne l’a pas dérangé de soutenir Emmanuel Macron qui n’a jamais été ni élu local, ni élu national.
De plus, les gouvernements successifs pourtant composé de ministres ayant eu des mandats locaux par le passé, ont continué à mettre en place des politiques austéritaires, visant notamment à donner plus de missions aux collectivités sans augmenter leurs moyens.
Alors que l’Assemblée nationale n’est pas assez représentative, 7% d’ouvriers et d’employés contre 45% dans la population active. Dire que pour être parlementaire, il faudrait avoir obligatoirement sur son CV une expérience d’élu local, c’est méprisant. C’est ce genre de discours qui renforce le sentiment d’illégitimité dans l’engagement politique. Pourtant, chacune des expériences professionnelles, associatives ou syndicales est essentielle pour nourrir les débats parlementaires et ainsi sortir d’un entre-soi mortifère pour toute la société.
Personnellement, je fais le vœu que chaque citoyen et citoyenne puissent un jour participer à la vie politique sans regarder son CV.
Billet d’humeur, 10 janvier 2025